La ferme de Chey

La Ferme de Chey

La ferme de Chey :

C'est le siège social de l’association "Le Chaleuil Dau Pays Niortais" et la ferme accueille dans ses murs, les diverses activités et manifestations de l’association.

La Ferme de CheyCe site incarne un lieu de mémoire en lien direct avec la Nouvelle-France.

Il a hébergé la famille Gobeil, originaire de la Paroisse de Saint-Liguaire dans les Deux-Sèvres.

Le Chaleuil dau Pays NiortaisJean Gobeil, marié à Jeanne Guillet en 1654 est métayer de l’abbaye de Saint-Liguaire et plus précisément de la ferme de « Ché ».

Accompagné de sa femme et de ses quatre filles, il décide de traverser l’Atlantique en 1665 pour s’installer en Nouvelle-France, à Chateau-Richer, dans une ferme qu’il loue à un bourgeois de Québec.

L’histoire de cette famille est un exemple rare du départ d’une famille vers le nouveau continent.

Les origines de la Ferme de Chey :

Le Chaleuil dau Pays NiortaisC’était un marais sauvage et insalubre, peuplé de « rouches », joncs et roseaux, créé par l’accumulation des sables et des bris marins et d’alluvions déposées par la Sèvre niortaise.

Ce marais baptisé « Golfe des pictons » présentait quelques îlots sur lesquels, au cours des siècles, les moines construiront leurs abbayes dont celle de Saint-Liguaire.

La boucle de la Sèvre Niortaise, où ils ont implanté le site de Chey, offrait de l’eau douce, des terrains de chasse et de pêche et des terres cultivables. De plus, il existait ça et là des gués qui permettaient la circulation et les échanges avec les habitants de la plaine de La Tiffardière et Sevreau…

Chey, un site fréquenté :

  • Découverte d’une hache de pierre polie à La Tiffardière.
  • Découverte de cinq haches de bronze à « Bois Châtaigner » en 1848.
  • Découverte de vestiges gallo-romains à Bessac, au bas du Coteau Saint-Hubert et dernièrement à La Moucherie.
  • Les historiens locaux, prétendent qu’une ancienne ferme gauloise serait enfouie dans la boucle de la Sèvre.

Au temps des Gaulois, la région fut occupée par les « Pictavis » (originaires du Nord des Iles Britanniques, ils tenaient leur nom du fait qu’ils adoraient se peindre le visage et le corps). Alliés de Vercingétorix (vaincu à Alésia par Jules César),  le « pays », comme toute la Gaule, sera colonisé par les Légions Romaines. Ainsi on a retrouvé un denier d’argent de l’Empereur Tibère au Galuchet.

Pendant ce temps, la chrétienté s’implante dans la région, et dès l’an 500, une première église est construite sur l’îlot de Saint-Liguaire : Notre Dame de Bon Port, dépendante de la première Abbaye de Saint-Maixent dirigée à l’époque par Agapit, lequel sera rapidement rejoint par un jeune homme nommé Adjutor (originaire d’Agde), à l’origine de très nombreux miracles qui attireront les plus puissants dont Clovis, roi des Francs.

Le Chaleuil dau Pays NiortaisCLOVIS était très présent dans la région :

  • En 507, avec ses troupes il écrase Alaric, roi des Wisigoths à Moussais la Bataille près de Vouillé dans la Vienne.
  • A Javarzay de Chef Boutonne, il rencontre Saint-Junien (miracle du bâton).
  • A Saint-Maixent, une porte de la caserne Canclaus porte encore son nom. Ce serait là que Clovis avait l’habitude d’échanger avec Adjutor, futur Saint-Maixent.
  • On trouve trace de la venue de CLOVIS à Notre Dame de Bon Port en 510, le roi ayant donné, pour « la gloire du lieu », une relique sacrée : le bras de Saint-Vincent, patron des Vignerons qui se fête ordinairement le 22 janvier.

D’autres événements vont rythmer la vie du lieu :

Au VIIIème siècle, les « Maures », Sarrazins venus de la péninsule Ibérique, envahissent la région. Il faudra attendre la bataille de Poitiers, en 732, pour que Charles Martel les repousse.

Puis ce sera l’invasion des Vikings venus de Norvège, qui s’installeront dans les Iles Atlantiques en 830 et qui rançonneront le pays en remontant les rivières.

  • Le Chaleuil dau Pays NiortaisEn 817 : attaque et pillage de Magné et de Saint-Liguaire
  • En 832:  pillage de Coulon et attaque de Niort

Notre récit reprend en 961, date de la première construction de l’Abbaye de Saint-Liguaire, pour aller jusqu’en 1789, date de la cessation définitive de la présence des moines bénédictins sur le site. A la Révolution française, les biens de l’abbaye seront vendus comme biens nationaux.

Manifestations